June 10, 2011
Rencontres du troisième type
October 16, 2009
Life Facts #1
And I can feel you're already super excited about it!
You know how there are days when you figure out some basic life facts and you want to share this knoweldge with the world?
Well, the day has come for me to uncover some of the great Truths of the Universe.
Take a deep breath, here we go.
Google image's conception of "take a deep breath" involves braids and weird yoga poses outdoors2. You know that Darwin is sending you a "I have a bad feeling about this" sign (why yes, even Darwin loves Star Wars) when you see some unknow attractive guy in the street and consequently coin the expression unrequited love at first sight.
3. Do not ever, under any circumstance, advertise a party with an Apocalypse Now poster. Because it will scare people away.
But if you really must, at least leave the original title instead of photoshopping it with a pun that doesn't even make sense.
Because when you think about it, who wouldn't want to party on the Apocalypse? It's the best time to go all sorts of crazy! One last blast before we go.
4. If for some reason (or some reasons: bad hair day, unrequited love at first sight, and desolate party) you feel kind of down, there's only one solution--actually, there are two solutions, so let me rephrase: there's only one LEGAL solution.
Four words: Toto. Africa. Full volume.
Wait--that's legal, right?
September 06, 2009
Tête de gondole
Et bien voilà, après sept semaines aux champs, le job d’été cuvée 2009 c’est fini. Quel effet ça fait ? Un smiley suffit pour l’exprimer : \o/
Et pour fêter ça, quoi de mieux que d’en parler en long, en large, et en travers ?
Ca n’a pas toujours été facile, mais en fin de compte c’est passé relativement vite. Et surtout, j’en sors grandie. Enfin, façon de parler, je culmine toujours à 1m66 (et demi – petit détail qui fait toute la différence). Mais j’ai fait quelques découvertes intéressantes dont je vais vous faire profiter. Vous en avez de la chance.
Leçon 1 : les proverbes bidons tu renieras
Après m’être levée pendant deux mois entre 4 et 5 heures du matin, j’ose l’affirmer haut et fort : le monde n’appartient pas à ceux qui se lèvent tôt.
Leçon 2 : la faune de l’hyper tu observeras
Et oui, l’expérience de la grande distribution, c’est l’occasion d’une étude de terrain anthropologique et sociologique dont la principale conclusion tient en une phrase : les gens, c’est nul.
En fait, il en va des clients comme des vins : quand ils sont bons, ils sont très bons ; quand ils sont mauvais, c’est de la vraie piquette. En somme, il y a des grands crus et des grands cons (avouez que cette comparaison œnologique vous impressionne !).
S’appuyant sur le principe « je paie, donc je peux emmerder les gens en toute quiétude », le Client (avec une majuscule pour lui donner l’importance qui lui est dûe) exige donc d’être traité avec le respect qu’il croit mériter. Bon, le respect, en théorie je suis pour (même si un petit « fuck you » n’a jamais fait de mal à personne), mais dans la pratique le problème se résume en ces termes : parfois, le Client ne mérite que des claques. Et là, il faut être fort, se souvenir de nos lectures de livres de développement personnel, réciter mentalement ses citations de Gandhi et de Martin Luther King (NB : attention à ne pas confondre avec Malcolm X) et ne pas céder à la violence.
Comment ça, vous voulez des exemples ? Ca tombe bien, j’en ai plein, je les ai gardés au chaud spécialement pour vous !
Petit inventaire des CDM (comme VDM, mais en mode Client):
Les requêtes bizarres
Généralement pour un produit hors saison (« les confitures pour manger avec le foie gras ? » Revenez donc en décembre), ou dont vous n’avez jamais entendu parler (de la « confiture au rayon frais », un fromage spécial que personne n’achète, de la « pâte à crème »), ou qui ne sont pas du tout de votre compétence (le cidre, la crème de marrons, les chips, la sauce tomate
[ici un intermède s’impose (c’est énervant les parenthèses multiples, non ?) : le Client est généralement de mauvaise foi. « Vous avez regardé vers les pâtes ? » « Oui mais j’ai pas trouvé. » Mais bien sûr…]
Etc. Non je ne connais pas le magasin par cœur, mais je vais quand même vous répondre quelque chose parce que si je vous dis que je ne sais pas, vous allez me regarder d’un œil méprisant en vous demandant à quoi je sers si je ne peux même pas renseigner les gens)
Petit détail : généralement on vous demande directement. Dire bonjour, mais pour quoi faire ? Bon, parfois les gens disent « excusez-moi », et là je valide dans ma liste de politesse, je ne suis pas un monstre non plus.
Les empêcheurs (souvent des empêcheuses) de tourner en rond
Oui madame la retraitée qui peste dans sa barbe (à ne pas prendre au sens littéral, mais presque) parce qu’elle est coincée dans un embouteillage de caddies un samedi matin, vous entrez dans cette catégorie ! Vous savez à quoi vous attendre, nom d’un produit périmé ! Alors si vous n’êtes pas contente, vous n’avez qu’à revenir quand vous pourrez… c’est-à-dire n’importe quand, en fait.
L’impolitesse de base, c’est aussi cette vieille peau revêche, cette vieille bique acariâtre (notez le raffinement de mes insultes) qui après être rentrée dans mon combi d’œufs deux fois de suite avec son chariot a murmuré en passant, juste assez fort pour que je l’entende mais pas assez pour que je puisse répondre directement (ce qui m’aurait de toutes façons été interdit), « c’est agaçant ! ». Je sais, c’est agaçant… Mais bizarrement, mon petit doigt me dit que vous êtes aussi exactement le genre à se plaindre quand vous ne trouvez pas ce que vous cherchez. Il faudrait savoir.
Et oui, sans vouloir détruire vos rêves bleus, il va falloir vous faire à la réalité : et non, les rayons ne se remplissent pas tout seuls par magie. Autre scoop : vous savez, les autres gens que vous croisez dans le magasin ? Et bien ce sont aussi des Clients ! Et ils achètent les mêmes produits que vous ! C’est donc pour cela que parfois les rayons sont vides, pas parce que les employés du magasin sont des fainéants incapables.
Contrairement à lui à droite, vous n’êtes pas le seul, l’unique !
(ne mentez pas, vous aussi vous regardiez la trilogie du samedi sur M6 !)
Les relous, tout simplement
Mise en situation : moment de rush dans la matinée, il vous reste une palette de fromages à mettre en rayon en une-demi heure, il y a plein de gens, bref c’est la folie. Vous vous emparez d’un carton (encore plein donc), et là une cliente surgit de nulle part et vous demande « votre carton là, j’peux l’avoir ? » sur un ton qui ressemble plus à un ordre. « Non parce que j’ai pas de sac, et pis de toutes façons, vous allez les mettre en rayon les fromages, non ? » Oui, mais ils sont à l’autre bout du rayon justement, je suis censée les porter comment les 12 fromages du carton, avec mes dents ?
Relou type numéro 2 : le fou de la promo. Tout le monde reçoit chez soi avec le courrier les promos des hyper. Certains clients viennent donc faire leurs courses avec la pub pour prendre les produits signalés. Jusque là rien d’exceptionnel, temps de crise, budget limité etc., je comprends. Mais ce n’est pas une raison pour s’énerver.
- Mais il est où le lait en promo avec deux bouteilles gratuites ?
- Ah, on n’en a plus.
- Oui c’est ça, ou alors vous ne l’avez jamais reçu, comme d’habitude !
Sur ce, la Cliente part en trombe, très mécontente.
Pour info, les produits en promo, logiquement, on les vend plus vite, et parfois il n’y a plus de stock. Et deuxièmement, c’est vrai que parfois les livraisons n’arrivent pas le bon jour. C’est la vie, c’est injuste, c’est comme ça.
Les rigolos sans le vouloir
Quelques exemples en vrac qui ont égayé mes journées.
« Bonjour, vous avez du Comté ? » Alors là monsieur je ne sais pas, du Comté, c’est pas banal quand même, je ne suis pas sûre qu’on aie ça…
(En plein dans le rayon surgelé) « C’est où les steaks hâchés ? » Et bien juste en face de vous madame, c’est marqué dessus.
"C’est quoi la différence entre les fromages blancs, c’est pas la même couleur?"
" Alors celui-là c’est celui à 0%, et là c’est le normal, et sinon c’est une différence de marques." "Oui mais là c’est quoi la différence entre les deux, c’est la même marque pourtant ?!"
" Alors il y en a un à 0% et un normal..."
Tout ça avec l’accent Belge, c’est encore plus drôle.
Alors que je suis en train de mettre des œufs en rayon :
« Où sont les œufs ? »
« Et bien, ils sont là. »
« Oui mais… où sont les meilleurs œufs ? »
Je précise que c’était un Anglais adorable qui m’avait déjà demandé autre chose deux jours avant et qui a fini par prendre, sur mon conseil, les œufs Label Rouge. C’est beau.
Pendant que je mets des yaourts en rayon, une mamie s’empare d’un fromage blanc puis vient me dire sur le ton de la confidence : « Ah, celui-là il a l’air bon, j’ai vérifié, parce que l’autre jour j’en ai acheté un comme ça, et bien c’était presque du lait caillé, j’ai dû tout jeter ! » Euh d’accord, merci madame, au revoir.
« Vous êtes du magasin ? »
Pas du tout, c’est juste que j’adore porter ce magnifique sweatshirt aux couleurs de l’enseigne, et puis comme je n’ai rien à faire, j’aime bien venir ici faire semblant d’y travailler, c’est un peu un hobby, c’est mon dada comme dirait Omar Sharif. (vous les aimez mes références culturelles ?)
Les crèmes
Il y en a quand même, et ça fait plaisir. Des mamies, des papys, des jeunes, des gentils. Ils ne pourraient pas faire la leçon aux autres, un peu ?
Leçon 3 : la logique commerciale des produits tu admireras
Au-delà des clients, on a surtout affaire aux produits eux-mêmes. Et là, quand on regarde d’un peu plus près, on se rend compte que parfois, c’est de la publicité de haut vol. Morceaux choisis et contre-produit alternatif.
- Frites cuisson sans odeur
"Cuisson spéciale odeur de graillon" serait plus vendeur
- Gambas tropicales qualité supérieure
Une « qualité inférieure » devrait aussi être proposée pour ceux qui aiment quand c’est moins bon.
- Steak de saumon qualité sans arête
Je suggère « avec encore plus d’arêtes pour un étouffement garanti »
- Crevettes sauvages
Manger des crevettes apprivoisées ou domestiquées serait vraiment trop cruel.
- Gamme Maggi « Bon par Nature »
« Dégueu par Nature » pourrait avoir des adeptes.
Mon préféré restant quand même celui-ci (oui, une photo s’imposait). C’est juste magnifique, les mots me manquent.
Je pourrais continuer sur des pages, mais j’ai décidé de m’arrêter là. Je tiens quand même à dire que j’ai eu des collègues très sympas et solidaires. Ce sont mes héros, car si c’est fini pour moi, eux y sont encore, et des clients comme ceux et celles que je viens de vous décrire, ils vont encore en voir passer plein. Trop. Alors la prochaine fois que vous allez faire vos courses, soyez cool et ne jouez pas au Client.
Ah oui, j’ai oublié un détail très important. Je souhaite faire passer un message au père de mes futurs enfants -- dont le prénom commencera, d’après le test très scientifique de la pomme (là normalement tous les garçons se demandent de quoi je parle, et toutes les filles savent très bien à quoi je fais référence), par un K (viens à moi Kévin, je t’attends !) : je te préviens tout de suite Kévinou, après avoir arpenté pendant tout un été le rayon fruits de mer surgelés, il est absolument hors de question qu’on appelle notre fille Océane. N’y pense même pas, c’est non.
July 02, 2009
Absence makes the heart
This is very real. For instance, when I see people I haven't seen in a while, at some point someone will always ask "Go ahead, say a few words in English!" like I'm some circus freak. Of course, I never feel like obliging them. First because well, DUH; and secondly because speaking English in France doesn't quite have the same vibe. It's as if the language were angry at being unleashed in an unfamiliar and unwelcoming place and decided to get revenge by altering itself into a state of half-awesomeness.
That's why I'm really glad to write in English here again: apart from the people I left in the US (yes, that means you!), English is the thing I truly miss the most here. Granted, French is a very cool language and I love it, but it's just not the same. Life in English has more taste. I think I was born with an English-speaking soul.
This year went by in the blink of an eye, it is amazing and frightening at the same time. I met so many people and I did so many things. I wish I could have lived more, done more and been more adventurous. But that's just how I am: by the time we know each other enough for you to like me, we have to part ways. Which makes things easier if you actually do not like me--in which case I generally don't like you either, so I don't care. See? There is some order in this world.
Anyway, I miss America and I miss everyone. A lot. Building a time machine as we speak. And even if I could I wouldn't change a thing. Okay, maybe one: I would have eaten string cheese way sooner.
I know... How can I be so cynical sometimes and yet write posts so corny? It's called spirit of contradiction and it's one of my main features--along with impulsiveness, a gift for lame puns, and an irresistible attraction to bad boys with a dark past and/or tattoos. I promise I'll try to not be fooled by my marshmallow-y side next time. Which might be six months from now, given the frequency of my posting here. Be prepared.
May 27, 2009
They say love is only for the foolish
So I was doing exactly that, not on Sunday but on Memorial Day (kind of the same, right?), and while I was listening to a song about how painful and terrible love is (something you can just guess by the very inventive title, "Love Hurts". I think it could be longer, like "Love Hurts Almost As Badly As When You Go Hiking And A Bear Eats Your Feet While You Are Sleeping", but what do I know about song titles), I suddenly realized that love is a trick invented by God-Knows-Who not only to make us feel miserable, but also to prevent us from thinking about anything else. And that's pretty clever, actually. Because when you think about it, whether you have it or not, love makes you crazy. At least the good kinds do.
Of course you can argue that love ensures species preservation. And to that I will say that first it's not necessarily a good thing (you know I'm right, don't lie), and secondly you do not need love to achieve that, even if people tend to think otherwise.
Don't get me wrong, it's not that I don't think that love is, for lack of a better adjective... great (mmm this is bad. I'll have to write my next post with a thesaurus by my side). And if I really wanted to be the devil's advocate, I'd say that love is only induced by chemical reactions and hormones (be nice, I did not major in biology). Believe it or not, deep down I'm more on the side of the sentimental/romantic/foolish meaning of the word.
But you cannot not agree that sometimes, a lot of times, love just plain sucks. I personally think it was invented and developed by the ice cream industry to make them billionaires. The ice cream industry, the wedding industry (or is it "business"? I don't know, but you know what insanity I'm referring to) and Valentine's Day industry/business--whose evil purpose is actually to make single people feel so bad that they drown their singleness in massive amounts of Ben&Jerry's. See? It's a conspiracy.
But most of all, love was created by Cosmo so that every girl on the planet gets so confused with love that she never finds it. Hey, maybe that's my problem!
Honestly, I only bought the last Cosmo because Leighton Meester was on the cover, and I have a girl crush on her. And also because the headline ordered me to "Be A Lucky Bitch!" and that's my ultimate life purpose. But then I started to read it and all my uncertainties about love vanished. Now I know for sure that love was made up from scratch by people more powerful than us mortals to make us keep buying crappy overpriced magazines. Here's $4.95 I can say goodbye to.
First, you learn so many mind-boggling things about anything closely or remotely related to love/seduction/awkward interaction between the sexes. For instance, before my reading, I certainly didn't know that "78% of guys think wearing a ponytail outside of the gym is cute". I'm writing this at a coffee shop and wearing a ponytail, and I can totally feel the male gaze on me! Maybe some guy is going to ask me if he can buy me a pastry? That's probably gonna happen because I'm the only one there wearing a ponytail. Where are you hiding, fellow Cosmo readers?
I also didn't know that "guys who work out and lift weights are more likely to have a higher libido". Too bad for the majority of guys who don't. By the way, that increased libido is in fact probably due to the same ego that prompt those guys to sweat while looking at themselves in giant mirrors. So I don't know if it's such good news--especially since it only says that it is "more likely" to happen. Which means that whoever did this study is more likely to not be a real scientist.
But still, just because of those two "facts", girls are unconsciously induced to wear ponytails all the time ("hey, guys think it's cute! *giggle*") and to either search for the guy with perfect guns or force their significant other to hit the gym . Even more so because--and I'm sure you didn't know that-- "sweat makes a man's skin taste better than a margarita". Seriously? Is that even possible?? How did they find that out, scientific research? Sign me up please!
I won't go through the entire magazine because it would take me forever, but I do want to share with you and the world this month's "Man Manual"--yes, you read right, like a dishwasher manual. In June, you will learn "How To Wow Him From Day One". Yes, PLEASE, tell me how to do that, I'm begging for help! Although if you've already met someone, I assume it won't work also for Day Two. Sorry, too late for you, you're new relationship is doomed.
So, girls, to wow a guy instantly, you must:
1. Ask questions
Oh, really? So that's what you do on a date! Or you could just sit in front of him and say absolutely nothing the whole time. That wouldn't be weird at all.
2. Tell a secret
Bad idea, if you want my opinion. But I guess it all depends on which secret you decide to share. "Guess what, I used to be a girl, just like you!" is probably more damaging that "Don't tell anyone, but my favorite writers of all times are Dan Brown, Danielle Steel and Nicholas Sparks." Although... I'm not quite sure, maybe it's the other way around.
3. Own the awkwardness
What? The very definition of awkwardness implies that you cannot, ever, own it. You can trust me on that one, I don't belong to the Facebook group "Awkward Moments Define My Life" without a reason.
4. Bring up day 2 (is it so important that I should type it "Day 2"? Let's assume not)
Maybe I'm not daring enough, but my advice would be to let him do that. Because if you do, there's a good chance he will run away and let you pay the check. Especially if you didn't ask questions, didn't tell him your darkest secret, and didn't manage to own the awkardness when you spilt your bolognese all over yourself (in which case you deserved it, because it is common knowledge that you do not eat bolognese on a first date--that's what you get when you transgress the rules).
This "article" (note the importance of the quotation marks) only proves that the path to love is more painful than a Two and a Half Men marathon and more exhausting than an actual marathon.
So I will borrow Bukowski's words of wisdom by arguing that "there are worse things than being alone". Really, there are. For instance, you could be dating someone with a very hairy back. Ew (double ew if you're a guy)!
And don't forget that love does not make the world go round. Money and power do--and Oreo ice cream, but that's another story. But you know what? I'd still take foolish anytime. With a scoop of ice cream, if that sounds kinky enough for you.



















